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Quand les médias utilisent les photographies des amateurs

Publié le 22/11/2012

Images spectaculaires, ne datant pas d'hier, devenues populaires,
les photographies de ceux que l'on nomme «amateurs» trouvent au
XXIe siècle lors de conflits, d'attentats, de situations dramatiques
(Irak, États-Unis, Birmanie, Angleterre, Tunisie, etc.), une place
dans nos dispositifs médiatiques. Pourquoi les professionnels les
utilisent-ils dans la presse ? Pourquoi leur associent-ils ce terme ?
Que vient-il dire de ces productions singulières et qu'occulte-t-il ?
L'auteur montre combien les utilisations contemporaines de ces
visuels - utilisations stratégiques, éditoriales, commerciales - sont
révélatrices de mutations plus profondes du journalisme. Elle prend
appui sur une analyse des contextes dans lesquels ces photographies
ont été produites et diffusées, de leurs usages au sein d'articles,
des discours qui les accompagnent, tant dans leurs manifestations
corporatives que dans les entreprises de presse ou chez les professionnels
du photojournalisme.

Cet ouvrage explique comment les journaux et les journalistes se
sont organisés pour tirer profit d'une disponibilité accrue d'images
créées par des observateurs autres qu'eux-mêmes. Il révèle que cette
situation inédite est saisie comme une occasion de maîtriser une
offre photographique qui semblait de prime abord leur échapper. Il
interroge l'évolution des représentations de l'actualité et particulièrement
de la monstration de la douleur. Il met en évidence que les
conditions numériques de circulation des images s'inscrivent dans
un marché fortement soumis à des transformations. Il questionne
les mutations en cours au sein des industries culturelles, où nombre
de plateformes web se développent, jouant le rôle d'intermédiaire
entre amateurs et médias. Ce sont là, certains enjeux, tous éminemment
sociaux, abordés dans ce livre.

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