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Journées nationales du Patrimoine écrit La Rochelle / Rochefort

Dernière mise à jour le mardi 22 novembre 2011

Le colloque a été ouvert par: Maxime Bono, président de la communauté d’agglomération de la Rochelle, Nicolas Georges, directeur adjoint de la DGMIC chargé du livre et de la lecture au ministère de la culture et de la communication et Claire Giry, chef du service de la coordination stratégique et des territoires au Ministère de l’enseignement supérieur de et de la recherche.

I/ Conférence de Michel Pastoureau, directeur d’études à l’EPHE (Ecole pratique des Hautes Etudes)

Michel Pastoureau au cours de son discours a souhaité  en tant que médiéviste exposer les limites de la numérisation massive des corpus de manuscrits. Il existe selon lui sur la toile, trop de sites Internet vitrines qui masquent l’inachèvement des rétros conversions (opération qui consiste à cataloguer de nouveau numériquement les livres encore enregistrés sous forme de fiches cartonnées) dans grand nombre de bibliothèques.

M. Pastoureau encourage les conservateurs du patrimoine à mettre en place plus d’activités communes entre chercheurs et conservateurs. Il rappelle les objectifs premiers du conservateur qui bien souvent se laisse déborder par ses activités managériales et administratives.

Enfin, il émet l’idée de spécialiser plus précisément le champ d’action des conservateurs du patrimoine (sur une période par exemple, contemporaine ou médiévale) ou encore sur le modèle de la Suisse et de l’Allemagne de limiter le travail des conservateurs à la valorisation et restauration des collections patrimoniales, grand nombre d’entre eux étant aussi en charge de la lecture publique.

II/ Quelle (s) recherche(s) sur le patrimoine écrit ?

Recherches  sur les collections du patrimoine culturel et scientifique et technique certes mais aussi recherche catalographique, bibliographique, étude des matériaux, de la conservation, du numérique……
Table ronde animée par Dominique Coq (SLL) avec Marie-Odile Illiano, MISTRD (Mission de l’Information Scientifique et Technique et du Réseau Documentaire) qui nous propose un éclairage sur l’enquête menée sur le patrimoine scientifique dans les institutions de l’enseignement supérieur.
Elle nous présente plusieurs chiffres nationaux qui peuvent nous aider à mener une première réflexion sur l’état des lieux et l’identification des fonds patrimoniaux.

On compte 5.700.000 imprimés en France (en majeur partie composés d’estampes, d’iconographies, photos, affiches…) ; 1/3 d’entre eux sont antérieurs à 1811.On compte par ailleurs, 50.527 manuscrits (archives comprises).En grande majorité le taux de signalement est faible (exception faite des manuscrits). Les moyens de valoriser les collections patrimoniales sont diverses: 56% se font par le biais d’expositions, 41 % par celui de banques d’images et on totalise aujourd’hui 65% de projets en cours de numérisation. Les autres activités de valorisation s’organisent sous la forme de colloques, conférences et visites.
Marie-Odile Illiano conclue en proposant trois réflexions sous forme de questions posées au public présent: comment résoudre les problèmes de signalement ? Comment utiliser au mieux le numérique pour traiter les collections patrimoniales ? Quelle collégialité peut-on imaginer ? (elle propose l’émergence de conseils patrimoniaux entre chercheurs et conservateurs).
Benoît Julien, directeur des Archives départementales de la Charente Maritime pose la question des recherches en archives. Que recherche t- on aujourd’hui au sein des archives? Il ajoute, l’historien peut-il d’ailleurs encore chercher en services d’archives ? Benoît Julien souligne qu’il est indéniable de faire le constat que les archives se portent mal. Paradoxalement, les statistiques et chiffres nationaux pour l’année 2009  prouvent le contraire. En effet, 3244 km linéaire de documents étaient conservés en 2009 et 1.400 000 000 consultations de sites internet des archives ont été comptabilisées.Les raisons sont selon lui multiples: l’accroissement en quantité et qualité des fonds patrimoniaux et l’augmentation du nombre d’étudiants en font partis. Les documents les plus consultés sont les documents notariaux. L’engouement pour la généalogie et l’histoire locale ne cesse en effet de s’accroître. Benoît Julien, souligne pourtant un paradoxe puisque le nombre d’inscrits dans son service archive ne cesse de diminuer. La numérisation et l’accessibilité en ligne d’un grand nombre de documents peuvent expliquer cet état de fait.
Cécile Boulaire, professeur à l’Université François Rabelais propose via le projet MAME une recherche sur l’histoire de la maison d’édition de littérature jeunesse MAME avec pour volonté d’identifier les auteurs et illustrateurs jeunesse du 19ième siècle. La base de données MAME et fils présente deux siècles d’édition pour la jeunesse de 1796 à 1975.Ce projet se prolonge par une collaboration étroite entre les chercheurs de la Maison Mame et les conservateurs de la BM de Tours qui se concrétisera courant Avril 2011 et une numérisation des ouvrages.
Ezio Ornato , directeur de recherches émérite au CNRS reprends la problématique soulevée par Michel Pastoureau sur le risque d’un surcroit de numérisations d’œuvres patrimoniales entraînant la création de multiples bibliothèques vitrines. Il ajoute que l’ensemble des bases de données des manuscrits médiévaux par exemple restent statiques et ne permettent pas des recherches croisées entre deux œuvres. Il émet l’hypothèse de mettre en place des fichiers téléchargeables comme aux Etats-Unis tout en soulignant les risques que ces fichiers peuvent engendrer au vue des droits liés à la propriété intellectuelle.

III/ Les synergies à développer entre les institutions patrimoniales et le monde de la recherche.

Évolution du monde académique
Comment mieux répondre à la demande des chercheurs, des enseignants, des étudiants souhaitant travailler sur les collections patrimoniales et les associer à la démarche patrimoniale ? Chercheurs français mais aussi étrangers.

1/ Quels publics visés ?

Table ronde animée par Michel Marian, chef de la MISTRD (Mission de l’Information Scientifique et Technique et du Réseau Documentaire).
Mickael Augeron, spécialiste des questions de la Nouvelle France à l’Université de la Rochelle souligne que le nombre d’étudiants en histoire et histoire de l’art est en baisse, grand nombre d’étudiants privilégiant la voie professionnelle. Il ajoute que la Recherche est en perte de vitesse depuis l’émergence d’Internet. D’ailleurs les sitographies prennent le pas sur les bibliographies dans de nombreux travaux d’étudiants tels que les mémoires et/ou thèses.
Nicole Bériou, directrice de l’Institut de recherche et de l’histoire des textes (IRHT-CNRS) par le biais de son Institut de formation propose un public tout trouvé voué à la recherche patrimoniale. L’IRHT a pour objet la recherche fondamentale sur les manuscrits médiévaux et la transmission des textes de l’Antiquité à la Renaissance. Ces recherches ont aboutis à une véritable bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux directement accessibles via le site de l’IRHT : Jonas, Medium, Pinakes, Cartlur, Base Budé, Liber Floridus, Enluminures…..)
Marc de Ferrière Le Vayer de l’Université de Tours nous présente un tout autre public chercheur réunissant des étudiants en histoire, en médecine et le SCD autour d’un projet sur l’histoire de la médecine  (sujets de masters et thèses financées grâce au programme et mise en place d’un cours de l’histoire, sur l’histoire de la médecine)
L’objectif étant la mise en ligne de thèses d’exercices de médecine.

Anne Marie Turean, chargée d’études documentaires à l’IRHT (responsable de l’histoire des bibliothèques du 8ième au 10ième siècle) s’est donné pour rôle de créer un public d’étudiants sachant lire le latin, l’occitan, l’arabe et maîtrisant la paléographie. Les étudiants travaillent aussi à la réalisation de la bibliothèque numérique de manuscrits médiévaux. Ce groupe d’étudiants constitue une réelle collaboration entre chercheurs et conservateurs sur quelques pôles régionaux (exemple du corpus aquitain).

2/ Des initiatives, des expérimentations, des illustrations

Philippe Sénéchal, directeur du département de la recherche de l’INHA (Institut National de l’Histoire de l’Art) nous présente le dispositif mis en place dans cette structure.

Cet institut qui fête ses dix ans cette année, est composé de deux départements: le département Etudes et Recherches et le département Bibliothèque et Documentation.  L’unité se penche sur l’information visuelle et textuelle de l’art. Elle aborde différents domaines de recherche tel que l’Histoire de l’art antique, l’Histoire de l’art médiéval, l’histoire du goût, l’histoire de la mode et du cinéma, l’histoire de l’architecture etc…..
Ces domaines de recherche peuvent facilement fournir l’occasion aux conservateurs et archivistes d’établir des collaborations avec les chercheurs. Des projets de valorisation ont ainsi vu le jour tel que le  répertoire des peintures italiennes dans les collections publiques ou un projet intitulé GAAEL (guide des archives de l’art conservés en France des XIX ièmes et XX ièmes)
La base de données essentielle est  AGORHA qui réunit l’ensemble des ressources en histoire de l’art.
Cécile Treffort, directrice du CESCM (centre d’études supérieures de la civilisation médiévale de l’Université de Poitiers) nous présente cette unité de recherche comprenant 120 membres dont 29 enseignants / chercheurs. Ce Centre d’Etudes a pour objet de réunir les éléments intellectuels et matériels destinés à développer l’étude des divers aspects de la civilisation du Moyen âge. Il organise chaque année au cours d’une session d’été, des séries de conférences, d’exercices pratiques, de visites de monuments et d’excursion.

Journées du 15 juin 2011

Comment développer des programmes de recherches sur les collections patrimoniales ?

1/ Un meilleur traitement (signalement, reproduction, valorisation) des collections.

La journée fut introduite par Bernard Grasset, maire de Rochefort et Jean Paul Godderidge, directeur régional des affaires culturelles.
La table ronde est animée par Hélène Richard de l’IGB (Inspection générale des bibliothèques)

Marie-Luce Demonet (Centre d’études Supérieur de la Renaissance) nous soumet un exemple de valorisation des collections patrimoniales suite à une collaboration entre chercheurs et conservateurs du patrimoine. Incunables et bibliothèques virtuelles humanistes  est une base de données indexée grâce au thésaurus ICONGLASS. Une rétro conversion des notices a été mise en place (= passage du format papier au format numérique). Ces notices indexées par les métadonnées selon un schéma XML sont moissonnables par Gallica et EuropéanaLocal. Marie –Luce Demonet souhaite mettre en lumière le caractère précieux qu’a tenu la collaboration entre chercheurs et bibliothécaires.
Noelle Balley de la Bibliothèque interuniversitaire de Cujas, présente un projet de numérisation concertée en Sciences Juridiques. La numérisation a essentiellement porté sur les fondamentaux du droit essentiellement tourné vers un public de chercheurs. M. Balley souligne l’intérêt d’une collaboration entre chercheurs et bibliothèques. En effet, selon lui une grande majorité des chercheurs pense que la numérisation ne se limite qu’au scan. Mais lorsque les chercheurs se voient obliger d’aller en bibliothèque afin de consulter les documents, ils s’aperçoivent alors des problèmes que peut recouvrir la numérisation de données juridiques sur le plan des droits de  la propriété intellectuelle ou d’interopérabilité des documents selon leur format de numérisation.

Yannis Suire  conservateur au Service régional de l’Inventaire du Poitou-Charentes nous présente son projet paysages et territoires atlantiques. Ce projet mettant en valeur les recherches d’historiens et de géographes soutenus par l’état et la région porte sur l’évolution du paysage de l’Atlantique au travers de l’histoire (accessible en ligne sur www.msh-univ-poitiers.fr/paysage-patrimoine). Les possibilités de recherches sur le site sont poussées avec la possibilité de confronter et comparer les différents documents en ligne. Jean Flouret, président de la société d’archéologie et d’histoire de l’Aunis et Philippe Duprat président de la société de géographie de Rochefort n’ont pu faute de temps,  que présenter rapidement leur projet intitulé les sociétés savantes et leurs relations aux institutions patrimoniales.

 2/ Les conventions passées avec les universités et les appels à projet chercheurs.

Cette table ronde a été animée par Jacques Berlioz, directeur de l’école de Chartes.

Isabelle le Masne de Clermont (BNF) dans un premier temps fait un point sur les possibilités qu’offre la BNF via les appels à chercheurs BNF et le statut des chercheurs à la BNF. L’appel à chercheurs BNF est un outil spécifique lié à la recherche puisqu’il permet de mettre en place un statut de chercheur, de déterminer le choix d’un type de chercheurs et de proposer surtout un financement. L’avis d’appel à candidature du chargé d’études documentaires se tient en Décembre; 45 sujets sont proposés aux candidats éventuels (Archéologie, Droit, Histoire, Religion, Histoire des bibliothèques). Suite au dépouillement des CV et projets, la sélection des dossiers se déroule courant septembre. Le critère essentiel retenu est la pertinence du projet de recherche en rapport avec la collection des fonds BNF. Isabelle le Masne de Clermont souligne le manque de parité du jury qui est composé d’un seul universitaire et de 9 conservateurs de la BNF. Le statut de chercheurs associé permet au chercheur d’être accompagné par un tuteur de la BNF. Le financement de ces projet est très diverse puisqu’il provient de la BNF mais aussi de mécènes tels que L’Oréal ou Louis Roederer (Champagne)

Carole Jacquet (Centre culturel Irlandais) nous présente l’appel à projet chercheurs de la structure. Le centre a pour vocation la promotion des artistes contemporains irlandais. Il est situé au cœur même du quartier latin. Il comprend une médiathèque (8000 documents); une bibliothèque patrimoniale et un fonds d’archives historiques (20 000 documents). Ce fonds constitué à partir de 1805 a fait l’objet d’une restauration / réhabilitation via des financements DRAC, BNF et ville de Paris. En 2008 le centre a voulu procéder à une valorisation de ces fonds via un site Internet et une offre de bourse de recherche de 4 à 6 semaines pour des chercheurs français ou étrangers. L’enveloppe financière pour ces bourses à destination des chercheurs est de 15 000 euros par an (pour un revenu de 2000 euros à peu près par mois). Les sujets de recherche sont diverses et peuvent porter sur l’étude d’une période, d’un auteur, de recherches portant sur les reliures ou des corpus manuscrits et des ouvrages en langue anglaise. La bourse est proposée à des étudiants de l’école normale Sup, de l’Institut National du Patrimoine ou de l’Ecole des Chartres.

Laurent Vayssière, remplaçant à la délégation au patrimoine culturel nous présente les collections patrimoniales et de recherche au ministère de la défense. La bibliothèque et le service des archives rattaché à ce ministère ont les mêmes orientations que les bibliothèques civiles. Les collections patrimoniales sont bien sûr liées à la Défense. Trois  musées sont sous la tutelle de l’unité (le musée de l’Aérospatial, le Musée de la Marine et le Musée des Invalides). Le service des archives possède des compétences nationales et régionales.
Différents statuts de bibliothèques cohabitent, certaines bibliothèques étant rattachées à des écoles (ex= Bibliothèque Polytechnique)

La particularité des collections réside dans le fait que des documents totalement différents cohabitent entraînant un décloisonnement entre les différents types de documents.Les recherches sont parfois variées.Le débat de la salle par la suite s’est tenu autour des pôles associés. Ces conventions ne prennent pas en compte les appels à projets chercheurs de la BNF par exemple. Il s’agirait de repenser les modèles des pôles associés. La nature des conventions des pôles associés ne prévoit aujourd’hui que des crédits pour les acquisitions et la valorisation de celles-ci mais pourquoi ne pas envisager par la suite; des crédits portant sur la recherche?

Comment valoriser la recherche portant sur les collections patrimoniales?

Travail de coproduction entre bibliothèques et enseignants chercheurs (expositions, publications, sites et bibliothèques numériques, innovations).
La table ronde est animée par un représentant du SLL .

Anne-Sophie Traineau –Durozoy et Nathalie Bremand (SCD de l’Université de Poitiers) nous présentent la valorisation d’un projet sur les premiers socialismes via un site internet.

La Bibliothèque Virtuelle sur les Premiers Socialismes (BVPS) a été mise en ligne en juin 2008. Elle réunit des documents produits par les socialistes utopiques issus du fonds légué à l’Université de Poitiers par Auguste Dubois (qui y fut professeur d’histoire des doctrines économiques et d’économie politique au début du XXe siècle) et conservé au Fonds ancien du Service Commun de la Documentation de l’Université de Poitiers.L’objectif de ce site, en constante évolution, est de proposer des textes ouvrant de nouvelles perspectives de recherche et de donner accès à l’ensemble des documents utiles pour bien comprendre un courant politique, en l’occurrence les premiers socialistes, si nécessaire en faisant des liens avec d'autre portails tels que Gallica et EuropeanLocal. Il réunit des ouvrages et des revues du XIXe siècle numérisés en texte intégral avec un accompagnement intellectuel et méthodologique qui permet de les situer dans leur histoire et de les rendre plus accessibles. Le corpus est présenté dans une arborescence raisonnée et est interrogeable par plusieurs outils de recherche.Olivier Caudron (SCD de l’université de la Rochelle) présente chairs noires et pierres blanches, le programme de recherche sur l’esclavage et la traite négrière. Il nous fait rappeler en effet que La Rochelle fût le 2ième port négrier devant Bordeaux. Aussi sur la demande de la ville de La Rochelle, une commémoration de la traite négrière à hauteur de l’ancienne activité négrière a été organisée le 10 mai. Parallèlement à cette commémoration, un travail de valorisation des collections patrimoniales en lien avec la traite négrière a été soumis au SCD de l’Université de la Rochelle ainsi qu’aux institutions patrimoniales. Cette valorisation a été mise en place via le site accessible sur http://arcadd.wordpress.com/ .Plusieurs autres expositions autour du thème du commerce triangulaire ont été mises en place telles que les armateurs négriers en exposition itinérante à Rochefort et à la Rochelle et / ou L’esclavage et Les lumières.

Olivier Desgranges (médiathèque de Rochefort) nous présente finalement un dernier projet de coproduction entre bibliothèques et enseignants chercheurs permettant la valorisation de collections patrimoniales et intitulé Les grands voyages maritimes: autour de Pierre Adolphe Lesson  et édition du manuscrit de Jean René Constant Coy. P-A Lesson (1805-1888) est un chirurgien naviguant formé à l’école de médecine navale de Rochefort ainsi qu’un anthropologue méconnu.

Le Leg Lesson (1888)

• Des collections muséographiques

• Une bibliothèque d’environ 850 imprimés

• Un ensemble de 132 manuscrits totalement inédits

• Un signalement partiel et insuffisant

Le projet ArchiLesson (1) est composé de trois partenaires (médiathèque, musée, laboratoire de recherche). Une convention a été signée en 2010 avec pour projet de départ la numérisation de quelques manuscrits et son évolution: l’idée d’un corpus numérique. Ce projet est interdisciplinaire, à fort engagement collaboratif et utilise les potentialités de la plateforme ODSAS développée par le CNRS.
ODSAS est une plateforme de stockage, de manipulation personnalisée et d’annotation individuelle ou collective multicouches de ressources numériques. Cette plateforme est fondée sur les besoins des sciences sociales et humaines et de ses chercheurs et enseignants.

Travailler sur les manuscrits de P-A Lesson prenait tout son sens car les nombreux legs présentaient un intérêt scientifique (expertise du projet par le CREDO : centre de recherche et de documentation sur l’Océanie) et possédaient une dimension de recherche internationale.
Des stratégies communes de valorisation ont été décidées :

• Journées d’étude et publications

• Le site e-toilepacifique.fr

• Les travaux de doctorat

• Les expositions et animations

Vous pouvez retrouver l’ensemble des interventions de cette journée du Patrimoine écrit sur le site du Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes: http://www.livre-poitoucharentes.org/acces-professionnel/journees-etude-interpro/journees-etude-cr/1034-jpecr.html?tmpl=component&print=1&page