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Rafael-José Díaz

Du 1er au 30 juillet 2007, le traducteur espagnol Rafael José Díaz est l'hôte de la résidence de la Prévôté.
Poète, traducteur du français et l'allemand vers l'espagnol, enseignant, Rafael-José Díaz est né en novembre 1971 à Santa Cruz de Tenerife. Il a étudié la philologie espagnole à l’Université de La Laguna, où il a obtenu le diplôme de licencié ès lettres avec le Prix Extraordinaire de Fin de Carrière.

Dernière mise à jour le vendredi 02 mars 2012

Du 1er au 30 juillet 2007, le traducteur espagnol Rafael José Díaz est l'hôte de la résidence de la Prévôté.
Poète, traducteur du français et l'allemand vers l'espagnol, enseignant, Rafael-José Díaz est né en novembre 1971 à Santa Cruz de Tenerife. Il a étudié la philologie espagnole à l’Université de La Laguna, où il a obtenu le diplôme de licencié ès lettres avec le Prix Extraordinaire de Fin de Carrière.

Entre 1993 et 1995, il a dirigé la revue de littérature Paradiso , et entre 1994 et 1995 il a coordonné avec le peintre Carlos Schwartz le supplément littéraire « De umbral en umbral » du journal El Día . Il devient en 1995 lecteur d’espagnol à l’université Friedrich-Schiller de Iéna (Allemagne), où il restera jusqu’en 1998. Il travaille en 1996 comme secrétaire du cours « Literatura y traducción : caminos actuales », organisé par l’Université International Menéndez Pelayo à Santa Cruz de Tenerife ; les actes de ce cours seront publiés en 1996.

Rafael-José Díaz publie en 1997 son premier livre de poèmes, El canto en el umbral  (Madrid, Calambur), pour lequel il avait obtenu une aide à la création littéraire du ministère de la Culture. En cette même année 1997 il publie ses deux premières traductions : Philippe Jaccottet, A la luz del invierno , premier livre du poète suisse publié en Espagne, et Ramón Xirau, Naturalezas vivas . Il devient en 1998 lecteur d’espagnol.

Il vient de publier, en France, son premier livre aux éditions de l’Escampette, Le Crépitement  avec une préface de Philippe Jaccotet.

Extrait

El Rostro
 En el borde escindido, en esa luz
 última que silencia los ramajes,
 donde puede la tierra
 esparcir por el aire su aliento o sus cenizas,
 ahí, en la ceguera de ese borde,
 mis manos te buscan, pero palpan
 sólo el rostro encarnado en las palabras.
 
 Le Visage
 Dans le bord scindé, dans cette lumière
 dernière qui impose silence aux branches,
 là où la terre peut
 répandre dans les airs son haleine ou ses cendres,
 ici, dans la cécité de ce bord,
 mes mains te cherchent, et ne palpent
 que ton visage incarné dans les mots.
 
 
 Traduit par Bernard Banoun
 Extrait de Le crépitement , éditions de l’Escampette, 2007.
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