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Anya Ivanovna, New York City de Benjamin Hoffmann, Éditions Bastingage

Dernière mise à jour le vendredi 28 octobre 2011

Benjamin Hoffmann
Anya Ivanovna, New York City
www.editionsbastingage.com
21x14 cm ; 128 p. ; 14 € ; Isbn : 978-2-35060-023-9 ; sept. 2011

Fraîchement débarqué à New York où il vient d’intégrer un département à l’ONU, un jeune Français tombe éperdument amoureux d’une femme, entraperçue dans le dédale des rues de Manhattan. Lorsqu’ils se rencontrent enfin, leur histoire est aussi courte qu’intense. Qui est cette Anya Ivanovna et que sait-il d’elle ? Pas grand-chose à vrai dire mais dans ce que le héros va découvrir, il y a peut-être la clé d’une énigme : y a-t-il un lien entre Anya et la disparition de 25 millions de dollars pour l’ONU dont il avait la responsabilité ?
Anya Ivanovna est un roman avant tout new-yorkais. C’est une promenade à travers la ville à laquelle nous convie Benjamin Hoffmann, une visite savante des grands classiques de la Grosse Pomme, de Broadway à Central Park, de la Première Avenue à Washington Square. Puis, l’histoire tourne à la romance, avec l’apparition de cette jeune femme russe, évasive et mystérieuse, que le héros poursuit le cœur battant. C’est là que l’auteur impose une rupture dramatique qui fait basculer le récit. Là où l’on suivait un jeune homme éperdu apparaît un scénario macabre et manipulateur dans lequel tout est aspiré.
Dans ce roman étrange, on sent se mêler de grandes influences cinématographiques. Et parmi les films auxquels inévitablement on songe, il y en a un qui saute aux yeux : Vertigo d’Hitchcock pour la poursuite infernale derrière une femme mystère qui toujours nous échappe. Un second roman efficace autant que carré pour Benjamin Hoffmann.
Sébastien Gendron