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Du beau monde d'Olivier Mony, Le Festin

Dernière mise à jour le mercredi 13 juillet 2011

Du beau monde
Olivier Mony
Collection Les Cahiers de l’éveilleur
Le Festin
Collection Les Cahiers de l’éveilleur
21x14 cm ; 144 p. ; 17 € ; Isbn : 978-2-36062-023-4 ; mars 2011

Tout d’abord, on a envie de commencer la lecture de ce petit livre, de la collection Les Cahiers de l’éveilleur du Festin, par la table des matières, elle est à elle seule une nouvelle. « Le comptable, l’architecte et le romancier » côtoient « Un vilain garçon » où « Les enfants de Mao et de Travolta » sont « Loin de Brooklyn » et enfin « Quand Alfredo s’ennuie » « On achève bien les slows ».
42 nouvelles, 42 petites histoires sucrées que l’on déguste comme une parrillada de desserts, le soir après une journée pleine où l’on n’a qu’une seule envie, ouvrir rapidement la porte d’un ailleurs… en lieu et place d’un Laberdolive 1970. [1]
Olivier Mony en très peu de lignes vous dépose sur la scène du TNP, sur le perron d’une maison de Franck Lloyd Wright, à la table de « travail » de Frédéric Dard ou encore sur un banc face à la mer et on ne sait plus si on tourne le dos au Martinez ou à l’Hôtel du Palais.
Et on a envie d’y rester, un peu comme dans ce film de Woody Allen, La Rose pourpre du Caire, on aimerait rentrer dans l’écran, entrer dans l’histoire, entrer quelquefois dans l’Histoire.
Notre chroniqueur littéraire du dimanche matin, vous savez quand les croissants sont frais, a récidivé, après son premier roman Un dimanche avec Garbo  chez Confluences. Il nous propose cette alchimie qui lui sied si bien : des lieux au parfum du mythe, un who’s who  mondain où littérature, cinéma et politique offrent un long-métrage aux couleurs sépia et ceci sur Everytime We Say Goodtime  de John Coltrane. On n’a qu’une envie, quand la porte de « La dernière cabane » est fermée, demander à Olivier Mony : « À quand un bon, un vrai roman épais et lourd qu’on emporte partout ? »
Patrick Volpilhac

  1. Bas-armagnac millésimé.