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Petite philosophie des ports maritimes de Jean-Luc Le Cleac’h, éditions Pimientos

Dernière mise à jour le mercredi 13 juillet 2011

Jean-Luc Le Cleac’h
Petite philosophie des ports maritimes
Pimientos
22x15 cm ; 95 p. ; 12 € ; Isbn ; 978-2-35660-013-4 ; mars 2011

On navigue dans cet ouvrage – rythmé par de courts chapitres – entre diverses thématiques qui se rattachent toutes à l’univers portuaire, des quais aux conteneurs, du balisage à la topographie. L’auteur change de cap comme bon lui semble, mais sans jamais s’éloigner de son sujet. Il suit le courant de ses pensées alimenté par des anecdotes historiques comme par des souvenirs personnels. Le port y est pensé tant à la lumière de l’histoire que de la religion, de l’économie ou de la musique, et au fil des pages s’élabore cette « petite philosophie », humble et poétique.
« Il n’est pas nécessaire d’habiter un port […] pour être sensible à l’univers portuaire. » Il en est de même pour cet ouvrage. Les termes spécialisés sont utilisés avec parcimonie, comme pour en apprécier toute la saveur, mais aussi parce que l’auteur ne s’adresse pas aux seuls amoureux de la mer et des bateaux. Le ton oscille entre une rêverie contemplative et une observation beaucoup plus prosaïque de la réalité, qui dénote une curiosité qui touche à tous les domaines. Les références sont pertinentes, assez présentes mais sans excès. Enfin et surtout, l’auteur contourne soigneusement l’écueil des envolées lyriques sur la solitude du navigateur, sa liberté sans bornes. Son écriture sincère et sobre, sans fioritures, y est pour beaucoup.
Il s’agit bien d’une « petite » philosophie, sans plus de prétention, divertissante mais aussi instructive quant aux héritages qu’ont essaimés dans nos représentations et notre langage les ports et leur univers.
Hélène Labussière